Quelles sont les imitations du diamant ?

Avec son éclat, ses qualités optiques, ses propriétés physiques et chimiques, le diamant est une pierre précieuse très prisée. Face à sa rareté couplée à une très forte demande, le diamant doit faire face aux répliques. Quelles sont les imitations du diamant ? Tour d'horizon.

Faux diamant ou oxyde de zirconium

Faux diamant ou oxyde de zirconium.

 

La zircone ou oxyde de zirconium

De formule chimique brute ZrO2, l’oxyde de zirconium est l’une des premières imitations du diamant. Cela lui vaut d’ailleurs l’appellation diamant CZ pour Cubic Zirconia lorsqu’il est transparent. Avec sa structure cristallographique tétragonale, l’oxyde de zirconium présente une dureté très élevée (8 à 8,5 sur l’échelle de Mohs) et une bonne résistance. Très utilisé en bijouterie, joaillerie et horlogerie, la zircone est également sollicitée à des fins mécaniques. Dans le premier cas, elle fait partie des pierres fines, une catégorie de gemmes transparentes non classées parmi les pierres précieuses (diamant, saphir, rubis et émeraude). À l’instar du diamant, la zircone peut présenter différentes teintes : incolore, blanc, rose, vert, brun, rouge, jaune, bleu, rose…

Capable d’emmagasiner et de libérer de l’énergie, cette imitation du diamant présente un indice de réfraction élevé de 2,170 (2,417 pour le diamant). De plus, elle reste plus dense que la pierre précieuse avec 6 de densité. De plus en plus utilisée dans la réalisation de pièces de luxe en joaillerie, la zircone est devenue l’une des plus importantes imitations du diamant. Pour illustrer ce fait, l’une des formes les plus connues de l’oxyde de zirconium est la zircone Y-TZP (polycristal tétragonal de zircone stabilisé par l’yttrium). Cette dernière est notamment utilisée par la Maison Chanel dans certaines de ses créations comme la montre J12, une création iconique du XXIe siècle.

Important : il ne faut pas confondre zircone (CZ) et zircon. Ce dernier est une gemme naturelle, un minéral du groupe des silicates.

La moissanite ou carbure de silicium

De formule chimique brute SiC, le carbure de silicium est très sollicité dans les imitations du diamant. Connu surtout sous le nom de moissanite, ce minéral artificiel peut être monocristallin ou polycristallin. Dans ce second cas, il est considéré comme une céramique. Résultant d’une association à chaud entre le carbone et le silicium, la moissanite fut découverte par un curieux hasard en 1824 par le savant suédois Jöns Jacob Berzelius. Ce dernier, fondateur de la chimie moderne, tentait lors de cette expérience inédite de synthétiser du diamant. Avec un indice de réfraction de 2.65 à 2.69 et une dureté de 9.25, la moissanite s’approche du diamant sans jamais l’égaler.

Le nom de moissanite est surtout tiré du nom du chimiste et pharmacien français Henri Moissan. Ce dernier effectua la première identification du carbure de silicium dans une météorite en 1905 en Arizona. Dans le domaine de la joaillerie, le cristal de moissanite constitue un excellent substitut du diamant. D’ailleurs, le nom de « Carborundum » est devenu une marque déposée pour le carbure de silicium synthétique. La moissanite synthétique est devenue dès lors une des plus importantes imitations du diamant, et surtout l’une des plus convaincantes.

Le strass ou du verre dopé au plomb

Très prisé dans la fabrication de bijoux de fantaisie, le strass n’est autre que du cristal qui imite en apparence les gemmes comme le diamant. Cette matière en pâte de verre transparente est constituée d’un minimum de 24% d’oxyde de plomb. Pouvant présenter un très fort indice de réfraction proche du diamant, le strass est aussi capable de prendre des couleurs. Cela est possible grâce à l’ajout d’oxydes métalliques qui lui donnent l’apparence des diamants de couleurs. Pour la petite histoire, le strass fit sa première apparition en 1746. Et c’est le joaillier du roi de France, Georges Frédéric Strass qui inventa le fameux strass.

Depuis 1895, Swarovski est devenu est marque incontournable dans la fabrication de produits en cristal. Créée par Daniel Swarovski, la société autrichienne garde précieusement le secret de fabrication de ses cristaux imitant magnifiquement l’apparence du diamant. Avec Swarovski, l’art verrier démontre tout son potentiel. Géant du cristal, Swarovski sait y faire pour assimiler ses créations à prix abordables à d’authentiques bijoux en vogue. La griffe signe le « nouveau luxe » avec des objets scintillants comme le diamant, qui semblent chers mais qui coûtent peu.

D’autres pierres peuvent constituer de magnifiques imitations du diamant : saphir, quartz… Quoi qu’il en soit, il existe des appareils pour distinguer en toute faciliter le vrai diamant du faux comme le testeur de diamant et de moissanite.



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