Comment se fait le sertissage d’un bijou ?

Dans la création d’un bijou, le sertissage fait partie des opérations délicates à réaliser. Déterminant de façon définitive la fixation des pierres, le sertissage du bijou ne doit pas être laissé au hasard. Sur lui, repose toute la stabilité et la configuration du bijou, aussi son esthétisme. Découvrez à travers ce guide comment se fait le sertissage du bijou.

Sertissage d'un bijou diamants par un sertisseur

Sertissage d'un bijou en diamants par un sertisseur.


Sertissage du bijou : les techniques en vogue

Le serti grain et sa technique

Il s’applique notamment aux pierres de petite taille. Deux ou quatre grains maintiennent en général les pierres. La chute de grains, généralement appliquée dans un esprit d’esthétisme, confère au bijou une brillance uniforme et saisissante. Le serti pavé, une variante, permettant le maintien des pierres sur une grande surface par des griffes fines. On parle de pavage.

La technique est assez complexe et requiert une grande habilité. Elle commence par la pose des pierres. Le spécialiste lève les résidus métalliques de même taille. Avec un perloir, un outil de ciseleur permettant les ornements, il arrondit la forme des grains et les pousse parallèlement à la couronne de la pierre pour la maintenir.

Le serti griffe et sa technique

Il s’applique notamment aux bagues solitaires. Il sied à merveille aux pierres de grosse taille et aux pierres centrales. Le serti griffe offre une grande visibilité à la pierre, entourée alors de 2 à 8 griffes, sorte de tiges de métal. La tendance actuelle privilégie les 4 griffes. Le sertissage griffe reste toutefois très fragile en cas de choc.

La technique est assez classique. La pierre est souvent assise sur la ceinture, sorte d’anneau à laquelle sont soudées les griffes. Le sertissage griffe commence par entailler obliquement les griffes à l’aide d’un instrument nommé : fraise. S’en suit la reproduction de l’angle de la culasse, la partie postérieure et peu visible de la pierre. Une fois la pierre ajustée, les griffes sont rabattues sur la pierre pour son maintien final.

Le serti clos et sa technique

On l’appelle aussi serti en S. Le sertissage clos se révèle très résistant face à l’usure, mais il a un grand défaut : celui de diminuer la visibilité de la pierre. Il n’en est pas moins esthétique. Parmi ses variantes, on retrouve le serti rail. La pierre est alors placée entre deux rainures parallèles. Un tel design convient pleinement aux alliances présentant des enchâssements de lignes de pierres. Le sertissage masse est aussi une variante, avec la pierre entièrement encastrée dans le métal, sans légère surélévation.

La technique du sertissage clos est assez ancienne et la plus solide de toutes. La pierre est alors placée très bas par rapport au métal (monture). Le spécialiste utilise ensuite une marteleuse pour effectuer à la suite, des opérations de rabattement de la matière. Au final, la pierre se retrouve entièrement entourée, sur tout son périmètre.

Sertissage du bijou : encore plus de techniques

Technique du sertissage barrettes

Cette méthode permet de sertir de nombreuses pierres, où chacune est séparée par des sortes d’intercalaires en forme de barrettes. Ces dernières les maintiennent chacune dans leur emplacement dédié. Le bijou offre au final beaucoup de lumière.

Technique du sertissage enchâssé

On note la présence d’une enclave sur la monture du bijou, la place de la pierre. Cette technique reste très appréciée pour les petites pierres.

Technique du sertissage pincé

Avec ce sertissage de bijou, une pression exercée permet de maintenir la stabilité de la pierre, qui est alors ceinturée ou cernée par le métal.

Technique du sertissage illusion

Elle met en évidence un cisèlement du métal autour de la pierre. Une technique qui crée un effet visuel remarquable et renforce la brillance de la pierre. Elle a la vocation de son nom, l’illusion.

Technique du sertissage clou

Elle vise le maintien simultanée d’au plus quatre pierres sur le bijou, à travers des tiges métalliques de taille supérieure à celle d’une griffe classique. Cette technique reste idéale pour toute pierre calibrée.



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