Arnaque aux faux rubis

De son rouge éblouissant, le rubis magnifie les plus belles pièces de joaillerie. Sa réputation n'est plus à faire. Une raison qui fait que cette pierre précieuse est sujette à des arnaques. Méfiez-vous des faux rubis qui circulent sur le marché.

Faux rubis synthétiques

Arnaque aux faux rubis synthétiques.


Le vrai rubis, une pierre précieuse rouge

De la famille du corindon, le rubis est une merveilleuse pierre précieuse à la beauté incroyable. Il doit sa couleur rouge à la présence de chrome dans sa structure moléculaire. On peut reconnaître le vrai rubis grâce à ses propriétés et caractéristiques.

Le rubis est rouge, avec des variations de couleur allant du marron au pourpre. D’éclat vitreux brillant, la pierre précieuse se dévoile dans un système cristallin rhomboédrique. Sur le plan optique, sa biréfringence est uniaxe (entre 0,008 et 0,009). Classée 9 sur l’échelle de dureté de Mohs, la pierre précieuse présente une densité comprise entre 3,90 et 4,05. Son indice de réfraction se situe entre 1,75 et 1,77.

Le vrai rubis possède des inclusions qui peuvent être plus ou moins importantes. Ces inclusions ont leur importance dans la mesure où elles déterminent non seulement l’authenticité de la gemme, mais aussi son pays d’origine. Ces inclusions peuvent être de plusieurs natures : minérale, liquide… La pierre peut également présenter des aiguilles de rutile, des halos ou encore des bandes colorées.

Si le rubis ne comporte aucune inclusion, méfiez-vous, car il s’agirait sans doute d’une imitation qui ne vaut pas son pesant d’or. Les rubis synthétiques peuvent être purs ou présenter des inclusions synthétiques obtenues par le procédé Verneuil.

Le rubis est extrait de gisements miniers de pays comme le Sri-Lanka, la Birmanie ou encore l’Inde.

Attention aux arnaques aux faux rubis

Du corindon synthétique peut être fabriqué par une méthode mise au point en 1902 par Auguste Verneuil. Avec le procédé Verneuil, on utilise des flammes et d’autres éléments constituant le rubis (chrome, poudre d’aluminium). Une fois le rubis synthétique obtenu, il est mis en vente sur les principaux lieux d’extraction de la gemme. Ce qui paraît réellement trompeur pour l’acheteur. On reconnaît un rubis synthétique Verneuil car sa table est taillée parallèlement à l’axe optique. Pour un rubis naturel, la table y est taillée perpendiculairement.

Certaines pierres rouges peuvent également être confondues avec le rubis :

Le zircon ou oxyde de zirconium : en plus de ressembler au diamant, le zircon présente des similitudes visuelles avec le corindon. Lorsqu’il dévoile une couleur rouge, il s’apparente davantage au merveilleux rubis sans jamais l’égaler.

Les grenats : cette famille de pierre fine est constituée de plusieurs éléments chimiques qui lui valent ses nombrables couleurs (à l’exception du bleu). Les couleurs des grenats varient du jaune au rouge, en passant par le noir, le vert, etc. La couleur dominante est le brun rouge. Parmi les minéraux de la famille des grenats pouvant se confondre avec le rubis, on trouve : pyrope (rouge feu tirant sur le brun) – rhodolite (rouge-rosé tirant sur le violet) – almandin (rouge brique tirant sur le violet) – spessartine (rouge-brun à orange).

Autres pierres pouvant être confondues avec le rubis : spinelle – tourmaline – topaze – fluorite, etc.

Depuis quelque temps déjà, l’Union Française de la Bijouterie, Joaillerie, Orfèvrerie, Pierres et Perles tire la sonnette d’alarme sur les rubis traités. En effet, ces derniers sont remplis de verre au plomb. Leur vente sur le marché des gemmes constitue une infraction au décret du 14/1/2002 et au règlement de la CIBJO.

Demandez toujours votre certificat d’authenticité lorsque vous achetez une pierre précieuse comme le rubis. Et surtout, ne jamais payer en espèces. Laissez des traces de votre achat.



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