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publié le 23 octobre 2008 - 0 Commentaires

Retour sur l’Exposition Chaumet à Paris

Retour en images et en émotions sur le Grand Frisson de Chaumet Paris, l’exposition phare de ce mois d’octobre 2008.

Nouvelle collection Attrapes-moi si tu m'aimes!

Nouvelle collection Attrapes-moi si tu m'aimes!

Dévoilée au sein de la place Vendôme, dans l’antre même de Chaumet Paris, l’exposition « Le Grand Frisson » voit son heure des critiques, bonnes ou mauvaises; arrivée.

Plus de 150 bijoux de la Maison Chaumet, anciennement Nitot, puis Foissin ou encore Morel; nous ont émerveillés.
L’entrée confinée et surveillée de la première salle d’exposition accueille, le long d’un corridor, quelques premiers bijoux de la renaissance. Bijoux en caravelles, colorés, émaillés, et où les perles baroques semble régner, cette première approche est plutôt alléchante!
Les vitrines nous laisse nous approcher facilement, et c’est avec plaisir que l’on touche, mais des yeux seulement les plus anciens bijoux de la maison Chaumet.

Curieux et impatients, on pénètre ensuite dans la salle principale, où se cotoient les bijoux des XVIIe et XVIIIe siècle. On remarque alors, pour la première époque, des bijoux de souvenirs, tels que les médaillons renfermant des mèches de cheveux de l’être aimé, ou des bijoux symboliquement sentimentaux, comme les bagues, broches ou bracelets parés de cœurs souvent associés à d’autres symboles pour amplifier l’expression (le trèfle pour l’espoir, l’ancre marine pour le rattachement, le chien pour la fidélité etc.).
La bague en or, ornée ou non, est alors à cette époque plus que jamais; un vecteur de sentiment.

Plus loin, dans la même salle, se pavanent des bijoux ou l’évolution principale se fait dans la traduction des représentations. Les symboles sont plus gracieux, plus souriants; la solennité d’avant gagne alors en légèreté et en liberté.

On passe dans la salle de gauche, rétrospective du XIXe siècle à aujourd’hui avec des parures acrostiches en premières vitrines, des gouachés de diadèmes tapissant les murs, des citations qui s’envolent…
Puis on observe, qu’après une période révolutionnaire, le règne de Napoléon 1er nous ramène à l’importance du bijou qui se perpétue pendant toute la période romantique.
On n’oublie pas également l’importance du rôle de l’impératrice Joséphine pour la joaillerie de l’époque. Amoureuse du bijou de sentiment, qu’elle porte pour se consoler des séparations familiales fréquentes, elle est toujours à l’affut des nouveautés, et fut, par exemple, l’une des premières à utiliser les bijoux acrostiches.

Puis on arrive aux collections récentes de Chaumet, on étudie alors la progression, peut-être par une vision différente de la couleur, aujourd’hui représentée par les pierres, hier par la peinture puis l’email. On trouve également des bijoux moins chargés, sans pour autant être trop épurés, avec leurs juste doses de diamants, de couleurs et leur montures au savoir-faire envoutant.

Alors Croyant avoir tout vu de cette petite exposition, on passe à la dernière salle, exhibant d’une mise en scène poétique et sensible, la toute dernière collection de Chaumet, clin d’œil de l’exposition, les bijoux Grand Frisson.

Et puis plus un mot, on est charmés, et l’on garde en tête les symboliques, les couleurs, les volumes et matières, l’exception d’un métier, ainsi que cette phrase qui court sur les murs: Nos cœurs comme des torches brulent du feu de notre amour partagés..

Découvrez Le Grand Frisson de Chaumet en Images

Exposition Chaumet Le Grand Frisson,
Du 3 octobre au 7 novembre 2008
12, Place Vendôme, Paris



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